Comment parler du rêve?

Cela fait quelques années que je tourne autour du sujet, un ou deux ans que je me documente de façon plus systématique. Au début j’ai été tentée de tout lire avant de me lancer dans l’écriture, tentée de procéder comme je l’avais fait pour les ateliers d’écriture, d’amasser suffisamment de données puis de les organiser en articles construits et de ménager une progression.

Mais je suis très vite arrivée à saturation. Les ouvrages sont d’un intérêt inégal, les informations se recoupent, se contredisent, brouillent l’esprit plus qu’elles ne l’éclairent.

Par ailleurs ma situation n’est pas la même que dans le cas des ateliers : la formation que j’avais suivie dans ce domaine, les années de pratique, me conféraient une assise stable. Dans le cas du rêve, mon statut est différent : je ne suis ni spécialiste en neurosciences ni psychothérapeute. Ma seule légitimité tient à mon expérience personnelle.

Au final j’ai choisi de rester à ma place. Rien ne me sert de courir après une somme de connaissances que je ne posséderai jamais et dont je me suis jusqu’à présent fort bien passée. Mon but est de faire part de mes observations. Je laisse de côté les démonstrations, l’esprit de stratégie hérité de mes années d’études et d’enseignement. Je n’ai pas de thèse à soutenir, personne à convaincre. Je peux écrire sans chercher à plaire ni craindre de choquer,  me laisser aller au plaisir de conter, au hasard de mes idées.

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