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Atelier régulier

Depuis septembre 2009 un atelier régulier réunit des personnes de tous âges autour de l’écriture. Certains ne restent qu’une année tandis que d’autres sont présents depuis le départ. Au fil du temps un véritable lien s’est tissé entre les participants et cela a permis de se lancer sans crainte dans les projets les plus inattendus.

Un grand merci à celles qui dès le début m’ont fait confiance et auprès de qui j’ai pu prendre mes marques dans ma nouvelle activité.

« Je souhaiterais pour toi ma belle
Que la vie te prenne dans son jeu
Bien sûr tu lui paieras la gabelle
Mais ta jeunesse rit encore dans tes cheveux » (Marie-Odile) 

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Bibliothèque des Justices, mars 2013

Le samedi 23 mars 2013 une douzaine d’adultes et d’enfants se sont réunis à la bibliothèque du quartier des Justices pour un atelier d’écriture. Il s’agissait de valoriser le potager installé au pied du bâtiment. Les textures et les odeurs des plantes ont fourni la principale source d’inspiration. Quelques morceaux choisis ont ensuite pris place au milieu des fleurs et des légumes.

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Collège Felix Landreau, février-mars 2015

Le défi consistait, en quatre séances d’une heure à peine, à composer des textes suffisamment aboutis pour être présentés au public. Certains d’entre eux ont en effet été mis en voix lors de la « Soirée des Talents » qui permet aux élèves de donner un aperçu tant sportif, que musical et créatif du travail effectué tout au long de l’année.

Un des textes retenus avait pout titre « Un réveil agité » et montrait un jeune homme émergeant du sommeil dans un lieu inconnu.

Quelques extraits d’autres textes:

« Si j’étais l’eau, je serais un petit torrent, je ruissellerais de partout. Je ne me prendrais jamais la tête. D’ailleurs quelle tête pourrais-je prendre ? Je m’évaderais les beaux jours, je m’évaporerais et les jours orageux, je retomberais dans mon ruisseau préféré.
Si j’étais l’eau, je serais une goutte, j’essayerais de m’échapper des vases dans lesquels on m’enfermerait.
Si j’étais l’eau, je serais la flaque dans laquelle sautent les enfants qui essaient d’éclabousser leurs copains. » (Benjamin)

« Si j’étais l’eau, je serais une goutte. Une goutte d’eau pas comme les autres. Une goutte d’eau magique qui soignerait les gens.
Si j’étais l’eau, je serais de la glace, mais de la glace sur le sol d’une patinoire pour sentir le glissement des patins qui craquent la glace si belle et épaisse.
Si j’étais l’eau, je serais la mer qui frapperait les rochers des côtes et qui viendrait couler sur le sable doré et doux de cette plage.
Si j’étais l’eau, je serais la vague des surfers et je les ferais tomber à l’eau. »                                   (Timon)
 

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Collège de Thouarcé, hiver 2013-2014

De novembre à février, à raison d’une séance par mois, les élèves de troisième A du collège de Thouarcé se sont penchés sur l’écriture du « je ». Les activités de groupe ont alterné avec des recherches individuelles. L’ensemble des textes a été réuni dans un recueil remis à chaque participant et certains extraits ont été exposés sous des formes inventives dans le centre de documentation.

Quelques extraits :
« Mes mains sont petites, j’ai du vernis qui est un peu écaillé sur mes ongles mais mes mains sont douces et mes doigts sont fins.
Sur mes mains, j’ai toujours des traces de stylo car je n’arrive pas à écrire sans m’en mettre partout.
Sur le majeur de ma main droite, j’ai depuis toute petite une bosse qui est une boule d’écriture. »
« Mes mains
Avec elles, je joue, je mange, je me réchauffe. Je les ouvre pour donner, réconforter, aider. Je les ferme pour dire que je suis en colère ou pour m’appuyer dessus quand je m’ennuie. Mes mains sont moites, potelées et j’ai une marque sur l’articulation de mon index droit. Mon auriculaire m’aide à me gratter dans les oreilles. Je fais quelquefois un doigt d’honneur. Je lève mon pouce pour dire que c’est bien ou je le baisse pour dire que ce n’est pas bien. Avec mes mains, j’écris. »

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Bibliothèque des Justices, juin 2014

Le centenaire de la guerre 14-18 a motivé le choix du thème retenu cette année. Dans ces conditions, le danger était d’arriver avec des idées toutes faites et un texte écrit d’avance. Les propositions d’activités se sont chargées de brouiller les pistes et ont donné lieu à des textes très créatifs, alliant auto-portraits et récits de vie, mais aussi humour et imaginaire débridé.

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Sixième A, Felix Landreau, printemps 2015

Le professeur de français compile tous les ans certains textes des élèves pour constituer un recueil vendu au profit du FSE. Si, pour certains élèves, le choix est vaste, pour d’autres, c’est plus compliqué. L’objectif était donc, au fil de ces cinq séances, que tout le monde écrive un texte qui puisse figurer dans ce recueil. Contrat rempli, et même au-delà des espérances puisque on a abouti à un résultat imprévu: un texte collectif où toutes les voix ont pu se faire entendre avec une égale force.

« J’avais une amie, on s’est rencontré en CP dans la même école
J’ai déménagé, tout s’est déchiré
On adorait tournicoter dans le quartier
Elle et moi c’est comme si on était collé
Mais ça s’est brisé en deux petits bouts
C’est fini les journées avec les gâteaux craquants et les blagues
Assises sur le rebord d’un mur
Tout ça c’est fini mais c’est et ça restera un beau souvenir. » (Maëla)

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Samedi 13 juin _ Bibliothèque des Justices

2015 est l’année où les bâtiments publics devaient être rendus accessibles à tous. Nous en sommes malheureusement loin. Pour sensibiliser tout le monde à ce problème, la bibliothèque des Justices a choisi cette année d’organiser plusieurs actions autour du handicap. Pour l’atelier d’écriture, nous avons décidé d’élargir au thème de la différence. Les activités s’adressaient plutôt à des adultes mais les deux jeunes présents (dont un de douze ans) ont prouvé que l’ouverture d’esprit et la richesse de la réflexion n’étaient pas une question d’âge.

« Pour moi la différence c’est ce qui rassemble cette multitude qui fait que nous sommes Un. (…) Un car nous sommes l’Homme ». (Laure)

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Chêne magique, année 2014-2015

Pas de thème, pas d’objectif. L’intérêt de ces ateliers était de varier les activités, de les moduler d’une séance à l’autre en fonction des réactions. Pas question non plus d’enfermer les participants dans ce qu’ils maîtrisent déjà. Les propositions ont amené chacun à développer ses atouts mais aussi à s’ouvrir en douceur à de nouvelles approches.  Lors de la dernière séance, je faisais remarquer à ‘une des participantes que son écriture avait beaucoup évolué au fil de l’année. Désormais elle introduit dans son discours logique et rigoureux des images qui permettent au lecteur d’entrer aisément dans ses textes. « En fait c’est moi, m’a-t-elle répondu, c’est ce qui me correspond vraiment, mais jusqu’à présent je ne m’étais jamais autorisé à l’écrire ».

« J’ai vécu à la campagne dans ma petite enfance. Je me souviens du tilleul au bord de la maison, de l’odeur sucrée de ses fleurs que nous ramassions, tisane pour ma grand-mère. J’ai gardé de cette période l’amour de la nature et appris ce qu’est la musique de vivre. » (Anne-Marie)
« Je traversais des voiles de neige, et découvrais avec ravissement les branches nues des arbres transformées en longs doigts de givre. Sur des mares gelées, je patinais dans les reflets des nuages, et le son de mes glissades résonnait dans le silence de l’hiver ». (Marie-Thé)
« C’est quoi se régaler? C’est attendre l’heure. »
« C’est quoi un baiser? C’est tracer des arcs en ciel sur les murs de la ville. »

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Lycée Lesven Brest, juin 2016

L’année est presque achevée. Il n’est pas question d’entamer quelque chose de nouveau mais le moment est propice pour dévoiler la question qui sera traitée l’an prochain en deuxième année de BTS: la parole. Vaste programme! De quelle parole s’agit-t-il? Celle que l’on dit ou celle que l’on donne? Les deux séances d’atelier sont l’occasion de créer des définitions inédites et d’inventer des récits qui se structurent autour de répliques imposées. Les étudiants entrent sans peine dans cette activité qui leur permet de renouer avec le plaisir de la fiction.

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Atelier Feldenkrais-écriture

Judith Visioli et moi-même avons le plaisir de vous convier à une matinée d’exploration mêlant Feldenkrais et écriture le samedi 15 février 2020 de  10 à 12h 30.

Il s’agira de découvrir :

  • d’une part, comment le travail en Feldenkrais peut induire un état de disponibilité pour l’écriture, et aider à sortir de ses sentiers habituels, en amenant à se percevoir différemment soi-même, ainsi que le monde qui nous entoure;
  • d’autre part, une approche ludique et créative de l’écriture, où chacun est amené, en toute simplicité, à écrire des textes et les partager s’il le souhaite.

Les deux pratiques se mêlent pour s’étonner soi-même de ce que corps et plume peuvent faire, et, nous l’espérons, repartir avec de la curiosité et du goût pour explorer encore!

Cet atelier aura lieu au centre Enact’Aum, 32 rue du Gelmeur à Brest.

Le coût est de 25 euros. L’inscription se fait par mail (ctanguy@neuf.fr ) ou en m’appelant au 06 28 47 65 28.

Pour ceux qui ne connaissent pas, voici la présentation de la méthode Feldenkrais:

C’est un travail sur soi, qui prend comme point de départ le mouvement. Son inventeur, Moshe Feldenkrais, disait chercher à « rendre l’impossible possible, le possible agréable, l’agréable esthétiquement satisfaisant ».

Comment? En amenant notre attention sur ce qui d’habitude est au second plan dans tout ce que nous faisons: respiration, orientation, équilibre, tonus, organisation squelettique et musculaire… Peu à peu, c’est la qualité de l’action elle-même qui se trouve améliorée. Nous utilisons mieux notre potentiel, et (re-)trouvons plaisir et intérêt dans nos gestes et notre vie quotidienne.

Les séances se font souvent allongé au sol, sur un tapis, parfois assis ou debout.

Il n’y a pas d’âge, de capacité, ni de compétence requise: chacun apprend à l’endroit où il se trouve. Les élèves sont invités à explorer les mouvements avec douceur, lentement, et dans une petite amplitude, afin de respecter leur confort et d’affiner leurs perceptions.

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