Tous les articles par Catherine Tanguy

Atelier Feldenkrais-écriture

Judith Visioli et moi-même avons le plaisir de vous convier à une matinée d’exploration mêlant Feldenkrais et écriture le samedi 15 février 2020 de  10 à 12h 30.

Il s’agira de découvrir :

  • d’une part, comment le travail en Feldenkrais peut induire un état de disponibilité pour l’écriture, et aider à sortir de ses sentiers habituels, en amenant à se percevoir différemment soi-même, ainsi que le monde qui nous entoure;
  • d’autre part, une approche ludique et créative de l’écriture, où chacun est amené, en toute simplicité, à écrire des textes et les partager s’il le souhaite.

Les deux pratiques se mêlent pour s’étonner soi-même de ce que corps et plume peuvent faire, et, nous l’espérons, repartir avec de la curiosité et du goût pour explorer encore!

Cet atelier aura lieu au centre Enact’Aum, 32 rue du Gelmeur à Brest.

Le coût est de 25 euros. L’inscription se fait par mail (ctanguy@neuf.fr ) ou en m’appelant au 06 28 47 65 28.

Pour ceux qui ne connaissent pas, voici la présentation de la méthode Feldenkrais:

C’est un travail sur soi, qui prend comme point de départ le mouvement. Son inventeur, Moshe Feldenkrais, disait chercher à « rendre l’impossible possible, le possible agréable, l’agréable esthétiquement satisfaisant ».

Comment? En amenant notre attention sur ce qui d’habitude est au second plan dans tout ce que nous faisons: respiration, orientation, équilibre, tonus, organisation squelettique et musculaire… Peu à peu, c’est la qualité de l’action elle-même qui se trouve améliorée. Nous utilisons mieux notre potentiel, et (re-)trouvons plaisir et intérêt dans nos gestes et notre vie quotidienne.

Les séances se font souvent allongé au sol, sur un tapis, parfois assis ou debout.

Il n’y a pas d’âge, de capacité, ni de compétence requise: chacun apprend à l’endroit où il se trouve. Les élèves sont invités à explorer les mouvements avec douceur, lentement, et dans une petite amplitude, afin de respecter leur confort et d’affiner leurs perceptions.

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Lycée Lesven Brest, juin 2016

L’année est presque achevée. Il n’est pas question d’entamer quelque chose de nouveau mais le moment est propice pour dévoiler la question qui sera traitée l’an prochain en deuxième année de BTS: la parole. Vaste programme! De quelle parole s’agit-t-il? Celle que l’on dit ou celle que l’on donne? Les deux séances d’atelier sont l’occasion de créer des définitions inédites et d’inventer des récits qui se structurent autour de répliques imposées. Les étudiants entrent sans peine dans cette activité qui leur permet de renouer avec le plaisir de la fiction.

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Chêne magique, année 2014-2015

Pas de thème, pas d’objectif. L’intérêt de ces ateliers était de varier les activités, de les moduler d’une séance à l’autre en fonction des réactions. Pas question non plus d’enfermer les participants dans ce qu’ils maîtrisent déjà. Les propositions ont amené chacun à développer ses atouts mais aussi à s’ouvrir en douceur à de nouvelles approches.  Lors de la dernière séance, je faisais remarquer à ‘une des participantes que son écriture avait beaucoup évolué au fil de l’année. Désormais elle introduit dans son discours logique et rigoureux des images qui permettent au lecteur d’entrer aisément dans ses textes. « En fait c’est moi, m’a-t-elle répondu, c’est ce qui me correspond vraiment, mais jusqu’à présent je ne m’étais jamais autorisé à l’écrire ».

« J’ai vécu à la campagne dans ma petite enfance. Je me souviens du tilleul au bord de la maison, de l’odeur sucrée de ses fleurs que nous ramassions, tisane pour ma grand-mère. J’ai gardé de cette période l’amour de la nature et appris ce qu’est la musique de vivre. » (Anne-Marie)
« Je traversais des voiles de neige, et découvrais avec ravissement les branches nues des arbres transformées en longs doigts de givre. Sur des mares gelées, je patinais dans les reflets des nuages, et le son de mes glissades résonnait dans le silence de l’hiver ». (Marie-Thé)
« C’est quoi se régaler? C’est attendre l’heure. »
« C’est quoi un baiser? C’est tracer des arcs en ciel sur les murs de la ville. »

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Samedi 13 juin _ Bibliothèque des Justices

2015 est l’année où les bâtiments publics devaient être rendus accessibles à tous. Nous en sommes malheureusement loin. Pour sensibiliser tout le monde à ce problème, la bibliothèque des Justices a choisi cette année d’organiser plusieurs actions autour du handicap. Pour l’atelier d’écriture, nous avons décidé d’élargir au thème de la différence. Les activités s’adressaient plutôt à des adultes mais les deux jeunes présents (dont un de douze ans) ont prouvé que l’ouverture d’esprit et la richesse de la réflexion n’étaient pas une question d’âge.

« Pour moi la différence c’est ce qui rassemble cette multitude qui fait que nous sommes Un. (…) Un car nous sommes l’Homme ». (Laure)

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Sixième A, Felix Landreau, printemps 2015

Le professeur de français compile tous les ans certains textes des élèves pour constituer un recueil vendu au profit du FSE. Si, pour certains élèves, le choix est vaste, pour d’autres, c’est plus compliqué. L’objectif était donc, au fil de ces cinq séances, que tout le monde écrive un texte qui puisse figurer dans ce recueil. Contrat rempli, et même au-delà des espérances puisque on a abouti à un résultat imprévu: un texte collectif où toutes les voix ont pu se faire entendre avec une égale force.

« J’avais une amie, on s’est rencontré en CP dans la même école
J’ai déménagé, tout s’est déchiré
On adorait tournicoter dans le quartier
Elle et moi c’est comme si on était collé
Mais ça s’est brisé en deux petits bouts
C’est fini les journées avec les gâteaux craquants et les blagues
Assises sur le rebord d’un mur
Tout ça c’est fini mais c’est et ça restera un beau souvenir. » (Maëla)

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