Ateliers d’écriture

Les ateliers d’écriture fleurissent et il est parfois difficile de s’y retrouver.  A chacun sa teinte,  en fonction des conventions qui le guident et de la personnalité de l’animateur.

Après vingt ans dans l’enseignement, attirée par l’écriture et l’animation, j’ai suivi la formation proposée par la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale de Nantes. Depuis j’interviens aussi bien auprès de publics scolaires que d’adultes.

Lors de notre formation nous avons été tout un groupe à nous pencher sur les règles encadrant notre activité. De nos discussions est née une charte que vous trouverez ici.

Les ateliers ont des répercussions qui vont au-delà du simple plaisir de manier les mots. Certains effets sont faciles à repérer: une expression plus riche et fluide, une confiance en ses capacités plus grande. Pas de mystère. L’écriture est une pratique. Plus on s’entraîne, plus on a d’endurance et de facilité.

D’autres sont plus subtils et diffèrent en fonction de ce que chacun vient chercher et de ce qui, en lui, est prêt à bouger.

En atelier on s’essaie un peu à tout. C’est un des principes majeurs de cette activité. On n’a pas d’objectif à atteindre ni de modèle à suivre. On manipule les mots, tous les mots, sans savoir à l’avance quels textes vont surgir.

Tout est bon pour donner l’impulsion : une odeur, un souvenir, une photo… Stimuler les cinq sens renforce l’acuité des perceptions, amène à construire son propre univers sans s’arrêter aux formules existantes.

Autour de la table les mots s’échangent. Chacun est libre de venir piocher dans le fonds commun. Il arrive aussi qu’on mêle sa voix à celle des autres, qu’on s’associe pour écrire un texte.

D’une séance à l’autre, les propositions varient, fouillent tous les domaines que le langage explore. Il n’y a qu’une chose qui ne change pas, c’est la lecture finale et la nécessaire bienveillance qui l’accompagne, celle notamment qu’il est important d’observer vis à vis de ses propres créations.